L’évolutivité caractérise donc les régimes démocratiques. À son fondement, il y a une promesse qui lie entre eux les individus qui acceptent cette forme de gouvernement. On pense que la situation dans laquelle on est constitue déjà un progrès par rapport à un avant qu’on feint parfois de renier et on s’illusionne en pensant que l’histoire – et l’Histoire – peut s’arrêter là. Démos, dans Les Cavaliers, caricature le peuple qui serait incapable de se caricaturer lui-même, à l’inverse de Tocqueville qui cherche à la fin de son essai à « embrasser d’un dernier regard tous les traits divers qui marquent la face du monde nouveau ». Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. + 2 Un peuple, lorsqu’il n’est pas gouverné par une loi, devient despotique ; ce dernier terme s’oppose à “monarque” en ce qu’un despote a une volonté d’assujettissement de ceux qu’il gouverne. Matière. C’est le cas quand ce sont les décrets qui sont souverains et non la loi. Les événements ne sont pas seulement liés à l’organisation démocratique de la société et celle-ci ne semble pas suffire à rendre la société parfaite. Le premier problème relève encore de l’imaginaire. Lisez ce Monde du Travail Documents Gratuits et plus de 31 000 autres dissertations et fiches de lecture. Mais on peut légitimement inverser la proposition en repartant de l’idée de Derrida : si la démocratie est perfectible, c’est qu’elle n’est pas encore, du moins pas tout à fait. La démocratie - corrigé d'une dissertation : citation de Taguieff sur une perversion possible de la démocratie Sujet . Il revient bien aux citoyens de garder le cap, pour garder la démocratie dans cette dynamique de perfectibilité. En ce sens, ce romancier n’est pas moins didactique que Tocqueville : sa mise en garde est adressée aux États-Unis du XXIe siècle – dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme » – et le roman participe lui-même de la perfectibilité de la démocratie américaine. Si vous vous présentez à un concours de la fonction publique, vous ne devez pas vous laissez entrainer dans une confusion entre ces deux notions tant la différence est importante. ***, La démocratie se réinvente à chaque fois que change la forme que prend la réponse à la promesse initiale. La démocratie « à venir » est perfectible et c’est la notion même de perfectibilité qui l’inscrit dans une dynamique et dans l’Histoire. Quelles causes peuvent mener le peuple d’une démocratie vers le despotisme? Le sujet 3 est entièrement corrigé. Alain, Propos sur les pouvoirs, « Le Contrôle », 79, propos du 12 juillet 1910. ***, On considère alors inutile d’aller mieux, de peur justement d’empirer les choses. Dissertation démocratie directe ou représentative. Ce n’est autre chose que le pouvoir, continuellement efficace, de déposer les Rois et les Spécialistes à la minute, s’ils ne conduisent pas les affaires selon l’intérêt du plus grand nombre. Aujourd’hui, c’est par l’interpellation qu’il s’exerce. Nous ne pouvons pas nier que nous vivons dans des régimes que l’on appelle « démocratie ». Démos, dans. Le grand avantage des représentants, c’est qu’ils sont capables de discuter les affaires. Vous êtes nombreux à ne pas comprendre ces relations. Ils cherchent ainsi à faire en sorte que les individus : Depuis plusieurs décennies, les chercheurs en sciences sociales soulignent dans leurs écrits que la participation démocratique est le plus souvent décevante. La différence de cette “autre espèce” consiste en ce que le pouvoir soit aux mains de la “masse” et non de la “loi”. La démocratie n’est donc pas un état de fait mais une dynamique en mouvement : l’idée même de sa perfectibilité l’inscrit dans l’Histoire.Â, Nous ne pouvons pas nier que nous vivons dans des régimes que l’on appelle « démocratie ». Démocratie représentative Définition de la démocratie représentative La démocratie représentative, appelée aussi "démocratie délégative", est l'une des formes de la démocratie dans laquelle les citoyens expriment leur volonté par l'intermédiaire de représentants élus à qui ils délèguent leurs pouvoirs. Le modèle politique de l’État dominant et centralisateur, détenteur de la souveraineté, est remis en question depuis une trentaine d’années. Par hypothèse, la multitude est inerte : pas de volonté propre. La France n’est d’ailleurs pas la seule touchée par cette maladie de la démocratie représentative. Le peuple a une volonté générale, et pour mener à bien cette volonté, il désigne des individus qui devront le représenter. La responsabilité citoyenne est donc engagée : il faut véritablement vouloir aller de l’avant. La crieuse publique, – ici non plus je ne suis pas sûr du nom du personnage selon la traduction de votre édition –, qu’engage Praxagora ne termine-t-elle pas son discours par des propos encourageants : « avancez donc » et « allons » ? “Lien” peut être pris en bonne comme en mauvaise part : attachement ou emprisonnement. Toute une série de textes a en effet été adoptée, posant le principe de la consultation, de l’information et de la concertation avec les habitants. Nous pouvons nous demander si la démocratie, bien qu’elle mette par définition le pouvoir aux mains du peuple, demeurerait éloignée de la tyrannie en restreignant la souveraineté dudit peuple par le biais de ses représentants élus. La transition qui précède ici ne donne, formellement, que l’annonce de la suite. ***, Mais accepter les imperfections de la démocratie actuelle, ce n’est pas nécessairement la mettre en péril. Il revient bien aux citoyens de garder le cap, pour garder la démocratie dans cette dynamique de perfectibilité. Nous rappellerons d’abord que la démocratie existe, même imparfaitement, et que son existence est le témoignage d’une promesse qu’elle cherche à tenir. Théoriquement, elle reprend sommairement ce qui a été dit et annonce ce qui va suivre. La crieuse publique – ici non plus je ne suis pas sûr du nom du personnage selon la traduction de votre édition – qu’engage Praxagora ne termine-t-elle pas son discours par des propos encourageants : « avancez donc » et « allons » ? Il ne vise donc pas ce qu’il y a de mieux pour son maître – et donc pour le peuple qu’il symbolise par allégorie. Pour respecter la remarque que beaucoup de rapports de juty soulèvent à propos des ouvertures de conclusion (à savoir qu’une “trop bonne” ouverture devrait alerter le candidat qui aurait peut-être dû songer à en user plutôt en III), je me borne ici à élargir le propos de Derrida et donc de cette dissertation sans aller chercher un aspect trop novateur qui aurait mérité d’être utilisé comme partie finale. + 4. Cela arrive par le fait des démagogues. Au contraire, c’est en comprenant et en acceptant que la démocratie n’est pas un état de fait mais une dynamique qu’on comprend et accepte à quel point son imperfection est le moteur de son histoire et de l’Histoire elle-même. Parce que réussir en prépa passe aussi par une bonne hygiène de vie, voici quelques conseils à suivre pour réussir ses années prépa. Pour éviter les dangers qui sèment la route, longue et sinueuse, de la démocratie, les citoyens doivent être capables de concevoir ce qui est encore à améliorer. PHRASES 7 et 8 -> Dans la démocratie qui n’est pas cette “autre espèce de D”, le peuple a élu des représentants. La démocratie est providentielle selon Tocqueville). Je vous propose ci-après une correction de la dissertation portant sur le sujet de Derrida dans Le Monde de l’éducation. De nombreux régimes dans le monde étant constitués sous ce terme, ce nom de « démocratie » serait-il pourtant impropre ? En espérant que cela vous sera utile dans vos révisions pour éviter des erreurs en français aux concours. Ainsi il n’est pas seulement question de ne pas entrevoir l’avenir, il est question de le trouver trop loin de nous ou trop parfait et donc irréel ou au moins immatériel. (ATTENTION On pourrait être tenté d’adopter un plan : I] Nous rappellerons d’abord que la démocratie existe, même imparfaitement, et que son existence est le témoignage d’une promesse qu’elle cherche à tenir.Â, II] Puis nous montrerons que, selon l’idéal (égalitaire) de la démocratie, elle est nécessairement à venir : la promesse doit toujours être menée à bien.Â. Idée 4 : Aujourd’hui, ce lien entre peuple et représentation élective est de plus en plus distendu. La jeunesse est en effet le moment charnière, où se forgent les consciences, à la fois par le milieu et par les discours qui nous entourent. La démocratie évoque donc un système de gouvernance aux modalités différentes (démocratie directe, démocratie représentative, démocratie participative…). Démocratie et représentation plan détaillé. ... Au concours commun, la structure de la dissertation est un plan … Cette image nouvelle s’explique par le fait que la démocratie tient sa promesse de manière évolutive. La poursuite de l’idéal démocratique voue-t-elle le citoyen d’une démocratie, Bien que la démocratie soit sempiternellement imparfaite à l’instant présent, la promesse qui la fonde justifie-t-elle qu’on continue de tenter de la mener à son aboutissement ? Ainsi, par la notion même de perfectibilité et par sa mise en scène, on peut espérer aller de l’avant. Si la liberté de penser, par exemple, n’existait pour personne, ce serait encore une espèce d’égalité. Partant, il conviendra de se demander si bien que la démocratie soit sempiternellement imparfaite à l’instant présent, la promesse qui la fonde justifie qu’on continue de tenter de la mener à son aboutissement. C’est le sens de la démarche de Tocqueville, comme le montre le titre de la quatrième partie du deuxième tome de son essai, « De l’influence qu’exercent les idées et les sentiments démocratiques sur la société politique » . Chez Roth, le retour à la démocratie n’est pas non plus l’avènement d’une meilleure démocratie. Jean-Louis Barrault (1910-1994), un grand homme de théâtre, a dit « La dictature c’est « ferme ta gueule », la démocratie c’est « cause toujours ». Les démarches participatives qui s’articulent autour de ce premier objectif reposent sur deux idées majeures : d’une part, que la participation permet une transformation et une modernisation de l’action publique et améliore l’accountability ; d’autre part, que les habitants ou les usagers possèdent des compétences d’usage. Quel rôle joue l’idée de sa perfectibilité pour la faire advenir ? », Discutez le propos de ce philosophe à la lumière de votre lecture des, œuvres au programme du thème 2020 sur la démocratie. L’importance de cet imaginaire est rappelé par Tocqueville : « chaque citoyen, devenu semblable à tous les autres, se perd dans la foule, et l’on n’aperçoit plus que la vaste et magnifique image du peuple lui-même » . En Effet, eux “sont capables de discuter les affaires”. sur la remise en cause d’un mode d’exercice du politique organisé sur la domination ; sur le procès de la suprématie des partis politiques en tant qu’instances concentrant les préférences des individus ; sur la remise en question du politique à traiter l’ensemble des problèmes des sociétés modernes ; sur le procès d’un État moderne privilégiant l’économie libérale ; sur la prééminence de l’expertise scientifique détenue par des administrations se retranchant derrière leur monopole de la technique ; sur l’émergence de nouveaux problèmes (liés à l’environnement, à l’intégration…) qui ne trouvent plus leur résolution dans des politiques sectorielles ; sur la remise en cause de la citoyenneté dans sa lecture universaliste par des groupes sociaux demandant plutôt un traitement communautaire ; sur l’apparition de nouveaux territoires d’action collective, notamment les métropoles, au sein desquels l’intégration des individus est rendue difficile. c) Il faut engager la responsabilité citoyenne :Â, La responsabilité citoyenne est donc engagée : il faut véritablement vouloir aller de l’avant. On les invite aussi à s’investir pour leur quartier, mais, dès qu’ils le font, ils se voient reprocher d’aborder des problèmes privés, et non des problèmes d’intérêt général. Par exemple, dans la démocratie, qui était ment à la démocratie e les décisions. La démocratie représentative est un système politique dans lequel on reconnaît à un organisme le droit de représenter une nation ou une communauté. C’est le cas quand ce sont les décrets qui sont souverains et non la loi. Cette démocratie nouvelle, ou plutôt renouvelée, qui accouchera de ces sursauts et élans citoyens(« citoyens » est un adjectif ici), sera ainsi à nouveau perfectible, et ainsi de suite : c’est la perfectibilité infinie. ». Prenez dans cet article vos repères afin de ne plus jamais faire l'amalgame de ces expressions... Les enjeux de l'économie circulaire pour les collectivités Le dernier chapitre s’appelle « La peur perpétuelle » et montre la violence qui perdure au-delà du retour à l’ordre que laissait supposer la fin de l’uchronie romanesque avec le retour de Roosevelt. La Démocratie serait, à ce compte, un effort perpétuel des gouvernés contre les abus du pouvoir. Ne réduit-il pas ainsi à néant le projet de se demander si la démocratie « n’est qu’un idéal », parce que l’idéal exigerait d’opposer l’aspect absolu de la démocratie et sa réalité, au profit de son inscription dans une dynamique encourageant les citoyens à s’inventer sans cesse en acteurs démocratiques d’un nouveau type ? Ces relations sont encore plus importantes en raison de la crise économique, sociale et sanitaires que nous constatons depuis des mois. Les dispositifs de participation, qui sont destinés aux résidents, excluent de fait le plus souvent les populations travaillant dans le quartier. (semper en latin signifie “toujours” ; “sempiternellement” = “qui dure toujours”). L’évolutivité caractérise donc les régimes démocratiques. On se donne des images effroyables pour se rassurer de l’image de la démocratie qu’on a : imparfaite mais bel et bien là et fidèle à ce que l’on attend d’elle. Ces dispositifs relèvent d’une démarche commune et émanent d’une même intention : « Associer le temps d’une consultation se déroulant sur quelques jours un groupe de citoyens ordinaires tirés au sort et/ou volontaires à l’élaboration d’un choix collectif portant sur un projet précis (jurys de citoyens), d’ampleur locale ou nationale (jurys de citoyens, conférences de consensus) ou une question largement débattue [sur le] plan national (conférences de consensus, sondages délibératifs). C’est cette notion même qu’il explique lorsqu’il imagine le despotisme d’un nouveau genre hérité de l’égalitarisme excessif : « La chose est nouvelle, il faut donc tâcher de la définir, puisque je ne peux la nommer. Le Premier esclave –, il me semble que dans votre éditions de référence, les traducteurs ont pudiquement nommé « serviteurs » les deux esclaves de Démos mais je garde ici le sens grec originel de δούλος [doulos] « esclave », n’est pas très attaché à chercher le meilleur intendant possible pour Démos, il en veut simplement un qui pourra le débarrasser du fourbe et calomniateur Paphlagonien. Je ne mets qu’un exemple parce qu’il ne m’en vient aucun autre. Si ces questions formelles de mises en page ne sont pas claires pour vous, n’hésitez pas à me demander des précisions. : avec Lindbergh, elle est “partiellement et partialement” imparfaite ; les juifs y sont lésés mais la majorité des citoyens voient ce régime comme une D. Roth est contre le système de politique intégrative mais, dans l’économie de ce roman et selon le point de vue de la majorité des Américains, c’est la famille Roth qui est anti-démocratique. Et cette destinée est plurielle tout en étant plus ou moins inféconde : Seldon sauve Philip alors que le protagoniste l’abhorre ; Earl doit déménager pour rejoindre son père alors qu’il éveillait Philip à des horizons nouveaux. Même le suffrage universel ne définit point la Démocratie. […] Donc un tel peuple, comme il est monarque, cherche à exercer un pouvoir monarchique, parce qu’il n’est pas gouverné par une loi, et il devient despotique, de sorte que les flatteurs sont à l’honneur, et un régime populaire de ce genre est l’analogue de la tyrannie parmi les monarchies. À son fondement, il y a une promesse qui lie entre eux les individus qui acceptent cette forme de gouvernement. Cette dernière notion, qui s’est diffusée dans le monde entier, peut être décrite comme un processus d’apprentissage des individus appartenant à des groupes défavorisés en vue d’une insertion sociale où il leur est possible de faire valoir leurs intérêts et de faire respecter leur culture. Roth peint par le biais de la fiction une limite de la démocratie, qui laisse entrevoir le risque de son échec et nous pousse à la défendre. Dans la conception française, elle découle du principe de souveraineté nationale. J’y ai travaillé souvent, et sans arriver à dire autre chose que des pauvretés, qui, bien plus, ne résistent pas à une sévère critique. Chez Roth, le retour à la démocratie n’est pas non plus l’avènement d’une meilleure démocratie. Derrida questionne l’aspect non- advenu de la démocratie et n’a pas pour enjeu de conceptualiser les difficultés du projet démocratique. Dans les deux cas, on voit que la démocratie sait s’interroger, qu’elle mue selon les choix que les votes expriment et que ces changements peuvent être abrogés s’ils sont jugés néfastes. La jeunesse de ces personnages met en scène la destinée encore à dessiner de l’Amérique. En inventant de nouvelles lois, les femmes impulsent une forme nouvelle à la démocratie athénienne, que l’on célèbre lors du banquet à la fin de la pièce. Promesse tenue ? Le local, compris dans sa double dimension d’espace physique et politique, deviendrait le nouveau territoire référentiel du politique à partir duquel il serait désormais possible d’agir sur la « crise de gouvernabilité » des sociétés contemporaines et de résoudre les problèmes d’intégration, de fragmentation sociale et de repli identitaire. C’est pourquoi le caractère de ces deux régimes, (Le premier est “l’autre espèce de D” soit la monarchie où le peuple est une “masse” et l’autre est la tyrannie), est le même, tous deux sont des despotes pour les meilleurs, les décrets de l’un sont comme les ordres de l’autre, et le démagogue et le courtisan sont analogues et identiques. Le premier problème relève encore de l’imaginaire. Par exemple celui qui définirait la démocratie par l’égalité des droits et des charges la définirait assez mal ; car je conçois une monarchie qui assurerait cette égalité entre les citoyens ; on peut même imaginer une tyrannie fort rigoureuse, qui maintiendrait l’égalité des droits et des charges pour tous, les charges étant très lourdes pour tous, et les droits fort restreints. Illustrer les périls qui guettent la démocratie, c’est déjà se rassurer : cela n’est pas arrivé et cela n’arrivera pas. Elles ne sont pas parfaites, ne le seront peut-être jamais. C’est pourquoi le roman de Roth se focalise sur le jeune Philip, entouré de jeunes gens : son frère Sandy, son cousin Alvin, ses amis Earl et Seldon. Cette position est contredite par un propos de Jacques Derrida : « l’historicité, la perfectibilité infinie, le lien originaire à une promesse font de toute démocratie une chose à venir ». ***, On considère alors inutile d’aller mieux, de peur justement d’empirer les choses. La démocratie est une réponse politique à la forme que doit prendre le vivre ensemble. On peut le deviner par la « Note au lecteur » du Complot contre l’Amérique, qui rappelle d’emblée que le roman « est une œuvre de fiction ». PHRASE 2 -> “décrets” désigne une décision arbitraire sans le consensus du vote que nécessite une “loi”. La démocratie participative au niveau local, appelée au chevet des démocraties modernes souffrant d’un déficit de citoyenneté, deviendrait en quelque sorte la matrice à partir de laquelle pourraient se développer de nouveaux liens entre l’espace du politique et la société civile. (pb: museler) Imaginons que dans l’amorce il ait expliqué que “La promesse lie la démocratie à son origine : on peut comprendre ce lien en bonne part comme une continuité ou en mauvaise part comme un musellement.” + il aurait fallu avoir expliciter ce qu’est cette “promesse”. Pour respecter la remarque que beaucoup de rapports de juty soulèvent à propos des ouvertures de conclusion (à savoir qu’une “trop bonne” ouverture devrait alerter le candidat qui aurait peut-être dû songer à en user plutôt en III), je me borne ici à élargir le propos de Derrida et donc de cette dissertation sans aller chercher un aspect trop novateur qui aurait mérité d’être utilisé comme partie finale. Il y donc une notion de danger ici. Elle dit en l’espèce que la démocratie est un outil que les peuples démocratiques utilisent pour s’accomplir. Ce pouvoir s’est longtemps exercé par révolutions et barricades. il dénonce le paiement du triobole des ekklesiastes qui ne viennent plus siéger que pour cet argent sans participer aux débats. De même, les exagérations proposées par les comédies d’Aristophane visent à provoquer un sursaut démocratique chez les citoyens athéniens pour qu’enfin cessent la montée des démagogues et la guerre du Péloponnèse. Il faudrait donc dire que la Démocratie serait l’Anarchie. Ces remarques m’ont conduit à penser que la Démocratie n’existe point par elle-même. La professionnalisation politique est de plus en plus critiquée du fait de ses … NB : Je précise ici une chose dont nous n’avons pas parlé : la transition. Comment ces deux concepts se sont-ils rencontrés d’un point de vue historique? Lorsque Simone Weil définit la démocratie comme « [un moyen] en vue du bien », la philosophe refuse de voir la démocratie comme une fin en soi, comme un aboutissement. Derrida questionne l’aspect non- advenu de la démocratie et n’a pas pour enjeu de conceptualiser les difficultés du projet démocratique. Cette dissertation est corrigée dans autre article du blog. La Révolution française de 1789 a, dès ses origines, montré l’affrontement entre les tenants de la démocratie directe (expression de la volonté, souveraineté du peuple) et ceux de la démocratie représentative (la bourgeoisie, les possédants). Nous disions plus haut vivre en démocratie, une démocratie qui est donc. C’est également ainsi que conclut Tocqueville : « je vois de grands périls qu’il est possible de conjurer ; de grands maux qu’on peut éviter ou restreindre, et je m’affermis de plus en plus dans cette croyance que pour être honnêtes et prospères, il suffit encore aux nations démocratiques de le vouloir ». Peut-on attendre de la démocratie qu’elle soit conforme aux exigences de la raison ? Ce qui importe, ce n’est pas l’origine des pouvoirs, c’est le contrôle continu et efficace que les gouvernés exercent sur les gouvernants. La démocratie semi-représentative repose sur la limitation naturelle du pouvoir des mandataires que constitue la politique et l'envie du représentant d'être réélu.